La nuit était très courte,
Vous, déchets, comme à votre habitude,
Vous ne l'avez pas vu passer,
Tu te plains, le peu d'argent que tu puisses amasser,
C'est en bières et en vins bon marché que tu l'as dépensé,
Cela fait déjà une semaine que tu ne t'es pas rasé,
Trop occupé a passer tes journées à te branler,
Les sites porno sont tes amis,
La vision d'une bimbo te montrant ses seins et te voilà au paradis,
Tu es seul à ton plus grand désarroi, c'est à qui la faute?
Tu es gros, tu es moche, bête et tu pus,
Tu ne fais rien pour t'arranger, tu es là sur ce banc ou devant ton pc,
Tu es là, seul chez toi à rester enfermé,
Cannette à la main, tes couilles dans l'autre,
Tu passes ta journée à picoler et tu pus la merde à plein nez,
Tes journées sont fades, ton regard maussade,
Dans le fond je dois dire que tu me fais pitié,
Mais d'un autre côté je dois te remercier,
Voir une tel image de l'Homme,
Te voir là, dans cet état, semblable à une larve, je dois t'avouer,
Cette vision me débecté,
C'est pour ça que toutes mes journées sont un combat,
Certes je suis harassé à chaque fin de journées,
Mais j'ai pleins de projets et de rêves à réaliser,
Certes je souffre, mais je suis quelqu'un de fort,
C'est par nécessité que je le fait, alors je suis là et je me tait,
J'attends l'aube du jour nouveau,
Celui que j'attends désespérément,
Celui qui me permettra de vivre heureux, de réaliser mon souhait,
Souhait qui est pour moi, celui de ne jamais vous ressembler,
Pourritures ambulantes, déchets humains, sac à merde,
Je vous hais, vous me dégouter, je vous emmerde.
Par François Kouthorna, Haus Of Kajun